Le Courage de ses ambitions


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Catherine Barba, Anne-Claire Legendre, Virgibnie Morgon et Magalie Laguerre-Wilkinson

« C’est bien d’être la première mais c’est surtout important qu’il y en ait une seconde » a dit la consule générale Anne-Claire Legendre évoquant sa place de première femme consul à New York lors d’un panel intitulé « Le courage de ses ambitions » destiné aux élèves de Secondes, vendredi dernier, dans l’auditorium du Lycée Français de New York. Cet événement était aussi l’occasion de rendre hommage à notre consule qui quittera son poste à l’été prochain. L’une des rares femmes du Quai d’Orsay,  Anne Claire se souvient:  lorsqu’elle est entrée aux Affaires Étrangères, il n’y avait que 10% de femmes. Quinze ans plus tard, il y en a 22%. Anne-Claire était entourée par d’autres femmes exceptionnelles : Catherine Barba, figure incontournable de l’économie digitale et nouveau visage du Shark Tank français sur M6 ; Virginie Morgon, Présidente d’Eurazeo, une société d’investissement qui gère 18 milliards d’euros; ou encore Magalie Laguerre-Wilkinson, coproductrice sur CBS pour 60 minutes qui était la modératrice.  Répondant à des questions préparées par les élèves, elles ont parlé librement de leurs parcours, de leurs choix, et des difficultés qu’elles ont dû parfois surmonter. « On me demande souvent si j’ai peur de gérer une entreprise aussi importante. La peur n’éloigne pas le danger ; elle crée le trouble. Il faut apprendre à la canaliser », a dit Virginie Morgon. Pour Catherine Barba, conjurer la peur, c’est se lancer dans l’action, créer des start-ups, participer à des forums, parler aux femmes. Et imaginaient-elles leur parcours lorsqu’elles étaient sur les bancs de l’école ou de l’université ?  « Pas du tout ! Je voulais être bibliothécaire dans une petite ville de province ! » a dit Anne-Claire faisant pouffer la salle à l’idée de cette élégante femme en stiletto, arpentant des rayons empoussiérés. Virginie, quant à elle, première de sa classe, ne s’est révélée qu’en prenant conscience de sa créativité qui, vendredi, l’a fait se lever devant les élèves pour leur dire « Speak up ! ». Toutes ont parlé de l’importance de faire passer vie personnelle et familiale avant toute chose. Magalie a évoqué avec émotion le premier anniversaire de sa fille manqué pour cause d’engagement professionnel. Les conseils aux jeunes élèves étaient nombreux : « La réussite, c’est toi, ce que tu aimes (…) car le plus grand courage,  c’est de se connaitre soi-même, » a dit Virginie, une philosophie de vie partagée par Anne-Claire qui suggérait même que le panel s’intitule « Le plaisir de l’ambition ». Catherine a insisté sur l’importance des mentors, ces belles rencontres qui nous aiguillent au fil du chemin. Ces conseils s’adressaient aussi aux garçons dans la salle auxquels Virginie a demandé de prendre conscience du collectif, du tous ensemble.  

Organisé, à la veille de la Journée internationale des femmes du 8 mars, cette rencontre au sommet donnait envie de sonner la charge au clairon : just do it

 

 

 

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Né quelque part


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Panel on African Literature at AFREECulturelintroduced by Meryanne Loom Martin at Jnane Tamsna

Interrogée par Augustin Trapenard dans l’émission Boomerang sur France Inter, il y a quelques semaines, la chanteuse allemande et nigérienne, Ayo, que j’ai eu la chance de recevoir au Centre Culturel du Lycée Français de New York, disait : « Je n’ai pas de chez moi, mais je suis chez moi un peu partout. Ma maison est intérieure. » Sa maison, c’est aussi sa famille, et il suffisait de la voir avec ses enfants pour comprendre que cette intimité naturelle était son domicile fixe. Où sommes-nous chez nous ?  A quel pays, quel lieu appartenons-nous, nous qui sommes expatriés ou immigrés, vocabulaire changeant suivant la couleur de notre peau, comme le soulignait avec justesse l’écrivaine Chika Unigwe, elle aussi binationale nigérienne et hollandaise, et co-animatrice des journées AFREEculture organisées en marge de la foire d’art contemporain 1-54, à Jnane Tamsna, Marrakech ? C’est une question fondamentale et récurrente lorsque l’on fait le choix de quitter son pays natal, d’autant plus troublante lorsque cet exil est dicté par la politique. Pour moi, quitter la France, m’installer aux Etats-Unis, devenir américaine, le cœur tantôt ici tantôt là, est une décision de la première heure – partir en Amérique étudier le journalisme que l’on appelait avec respect l’investigative reporting, départ corroboré par les circonstances de la vie puisque par la suite j’y ai suivi mon mari, et mes enfants sont ainsi devenus bi-nationaux. Je me souviens de ces premiers voyages transatlantiques douloureux prenant conscience que le pays que je quittais me manquait déjà, et qu’il me serait désormais impossible de vivre sans l’un ou sans l’autre, qu’il me faudrait deux passeports pour être une. Where is HOME ? Ce mot étroit de quatre lettres et deux syllabes, qui tient sur un tapis de bienvenu, terme intraduisible, immortalisé par Spielberg dans E.T., était le sujet de la discussion passionnante menée entre écrivains africains dans le cadre d’ AFREE Culture.«  La vie est un pèlerinage. C’est ce que je ressens quand l’avion décolle. « Home » c’est pour moi le lounge impersonnel des aéroports, surtout celui de Naïrobi » a dit pour sa part l’écrivaine kenyane Yvonne Adhiambo Owuor, auteur de la Mer des Libellules (2019), qui nous invite à regarder la terre de la mer pour faire de l’océan fluide et insaisissable notre vrai domicile. Il y a ceux qui, sûrs de leur territoire, le défendent becs et ongles, dont on peut questionner la légitimité.  Etre né quelque part chantait Maxime le Forestier en1988. Ce quelque part « n’est-il pas plutôt intérieur ? » a demandé la journaliste et spécialiste de littérature africaine, Violaine Binet, faisant écho sans le savoir, aux propos d’Ayo. N’y aurait-il que des moments de reconnaissance comme le souligne Yvonne, en d’autres termes, pas de définition commune de l’appartenance mais des compréhensions individuelles ? Pourtant les lois nous obligent à définir notre territorialité : Où payons-nous nos impôts, ouvrons-nous nos comptes en banques, et exerçons-nous notre droit de vote, si droit il y a ? Cette question ouverte et riche du HOME, à peine formulée semble obsolète, car la nouvelle génération, connectée avec le monde depuis l’enfance, et ignorante des frontières historiques voire de l’histoire, ne se la posera sans doute pas.

 

 

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Eloge du temps long 


Philippe Lançon, auteur du livre Le Lambeau, victime de l’attentat de Charlie Hebdo, n’aime pas les médias sociaux. Au risque de lui déplaire, je partagerai ce blog post sur facebook, linkedIn ou twitter, car on écrit pour être lu, c’est un fait. Et sans un allié comme Gallimard, il faut faire un certain tapage promotionnel pour alerter les lecteurs. C’est ce tapage que Philippe Lançon, en visite à New York avec des conférences à Albertine et NYU  notamment,  n’aime pas: alertes sonores des messages reçus sur telegram ou sur facebook qui nous détournent du moment présent, mais aussi et surtout cacophonie intérieure qui nous éloigne de nous-mêmes. Il suffit de lire Le Lambeau pour comprendre. Ayant passé des mois à l’hôpital pour y subir sept opérations sur ses maxillaires arrachées par une bombe, l’auteur a eu l’expérience de cet autre temps, ce temps long qui oblige à être face à soi-même. Il y a chez lui un retrait perceptible que l’on ressent l’espace d’une rencontre. On se dit qu’il a, présente à l’esprit, en filigrane, cette vie volée entre quatre murs blancs dont son livre nous livre un compte rendu au plus proche, nous permettant d’imaginer cette expérience hospitalière dont nous, les bien portants, sommes exclus. 

Retrouver le silence intérieur, éteindre le portable, l’ordinateur, l’Ipad, faire une pause pour taire le vacarme… l’écrivain Ian McEwan, écouté dans Boomerang (France Inter), ne dit pas autre chose “ Il faut se réapproprier la solitude”. “Il faut savoir retrouver un espace mental qui est le nôtre uniquement” . Il évoque un “état de stupeur volontaire” qui pourrait sauver l’humanité, et conseille une retraite d’une heure par jour face à soi-même. Pas facile dans ce monde où s’entrechoquent les cris de colère de l’Impeachment ou des incendies en Australie, les cris d’effroi devant les  génocides (malheureusement en sourdine), les cris de panique qui montent en puissance face au virus. Plus près de chez moi, il y a le bruissement de la campagne pour les élections consulaires du 16 mai prochain dans laquelle je me lance avec passion, mais qui oblige, c’est évident, à monter le volume sonore des messageries instantanées et des retours d’opinion. On ne s’entend plus!

Merci à Philippe Lançon pour cette remise en perspective de l’espace temps; merci à Ian Mc Ewan pour ce conseil judicieux. Et si les écrivains, grâce à ce temps long de la lecture qu’ils nous offrent, étaient seuls capables de sauver le monde? 

 

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Prôner le dialogue


Cette semaine… Le discours du Président Emmanuel Macron à l’occasion de la commémoration du 75ème anniversaire de la Libération du camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau a été pour moi un de ces rares moments – de plus en plus rares – où le vacarme de la vie, des médias sociaux, est assourdi, où l’ouïe se fait plus fine en résonance avec le coeur pour s’approprier le sens des mots. Pour moi, il ya dans ce discours tout ce qui est important : le rappel de l’histoire “ l’impensable, l’innommable, l’inacceptable”, pour ne jamais oublier; l’exemple de la solidarité des nations faisant front pour éradiquer le mal; la résilience de l’Europe bâtie sur la force du couple franco-allemand; et surtout la valeur de l’éducation “où il y a les antidotes contre les haines”.“ Face à ce nouvel antisémitisme, il ne faut rien lâcher” . Il faut dire. Sur facebook, mon ami belge Frédéric Patto du Lycée Français de San Francisco a rendu hommage à ses arrières-grands-parents morts à Auschwitz en 1942. Merci Frédric d’avoir partagé cela avec nous. Dire pour savoir. “Il nous faut éduquer” martèle le Président. Troisième femme rabbin de France, Delphine Horvilleur en couverture du Elle français, cette semaine, ne dit rien d’autre. Elle qui étudie à longueur de journée les textes pour mieux comprendre, faire comprendre, se dit du côté de Camus pour “rejoindre le parti des gens qui ne sont pas sûrs d’avoir raison”. Elle nous incite à conclure “des alliances fiables”. “C’est-à-dire chérir le dialogue avec tous ceux qui nous rappellent que ce qui nous rapproche est beaucoup plus grand que ce qui nous sépare.” évoquant par là son dialogue avec l’islamologue Rachid Benzine que nous aurons la chance d’accueillir au Lycée Francais de New York le 11 février prochain.  Emmanuel Macron dans son discours a rappelé l’oeuvre de réconciliation du Président Chirac qui a reconnu les Justes. Ici, à New York, notre consule Anne-Claire Legendre a programmé cette magnifiques série sur “France and Judaism: 2,000 years of Intertwined History,” et invitera en juin nulle autre que Delphine Horvilleur. Tout n’est pas parfait mais ce sont ces voix qui doivent prévaloir, me semble-t-il, et ce sont celles dont je veux me faire l’écho. C’est pour cela aussi que je suis engagée dans la République en Marche aux côtés de Roland Lescure, un mouvement politique qui incite au débat, au dialogue citoyen, et, pour cela aussi, que je me présente comme Représentante des Français de l’Etranger aux élections consulaires du 16 mai prochain.

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Bravo Angelique!


Dear Angelique… I have only great things to write on this wonderful friend, outstanding artist, brave woman defending other women, devoted wife and mother and excellent cook! It is going to be a very boring post. Better read her biography or listen to her. Bravo Angelique! 

http://www.nytimes.com/2014/01/19/arts/music/angelique-kidjo-has-never-left-africa-behind.html?_r=0

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Wishing My Fellow Frenchmen, Happiness and Laughter for 2014


http://www.economist.com/news/christmas-specials/21591749-bleak-chic

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The Top 10 Jazz Albums of 2013


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